Archives de août, 2013

Même quand on est féru de Post-Rock, chroniquer un album du genre est toujours un exercice de haut vol. Pourquoi ? Tout simplement parce que depuis l’année 1994 et Hex de Bark Psychosis, l’un des albums fondateurs du genre, le style s’est développé dans de multiples directions. Qu’est-ce que Tortoise (plutôt axé Jazz) et Mogwai (qui vont parfois jusqu’à se réclamer du punk) ont réellement en commun, si ce n’est leur attrait pour la musique instrumentale ? Et si faire de la musique instrumentale est une condition sine qua non pour être étiqueté dans cette catégorie, alors pourquoi les islandais de Sigur Rós sont-ils estampillés Post-Rock en sachant que le chant est une part essentielle de leur musique ? Autant de questions qui restent sans réponses… A cela on peut ajouter que, si le genre est extrêmement éclectique, chacune de ses branches a la mauvaise habitude de donner naissance à des bourgeons relativement semblables. Et même s’il n’y a que peu de vrais mauvais groupes de Post-Rock, on peine parfois à en trouver de vrais bons. Ainsi, il y a sans doute des centaines de groupes comme Mogwai, mais il n’y a qu’un seul, unique et authentique Mogwai. Un paradoxe de plus…

0000649997_10C’est avec cela en tête que je me suis attaqué au premier album des Grenoblois de Magnetoscop. Rien qu’avec son titre flou et pourtant explicite et son artwork simple et mystérieux (un océan noir sans fin, tendant vers un horizon nuageux), on sait qu’Une Fleur dans le Goudron ne peut être que l’œuvre d’un groupe de Post-Rock. Ce n’est pas l’introductif « Geranium » qui fera mentir. Progressif et intense, calme puis déchaîné, le morceau fait son (long) chemin pour finalement s’éteindre en douceur sur quelques notes d’un piano saturé et envoûtant. Pas très innovant certes, mais diablement efficace. Ce n’est qu’à partir de « l’Homme » que le groupe montre ce qu’il sait vraiment faire. Le morceau s’articule autour d‘un sample du film « La Planète des Singes » (1968), nous décrivant la nature humaine telle qu’elle est perçue par les primates. Courte, apocalyptique et terrifiante, la musique colle parfaitement aux terribles mots que lit Cornelius : « L’Homme peut tuer son frère pour posséder la terre de son frère, […] il transformera en désert son pays et le tient, […] il est le fourrier de la mort ». Est-ce le sample qui vient sublimer la musique ou la musique qui vient donner du sens aux paroles prononcées par le primate ? On ne saurait le dire avec certitude, mais cela ne rend le morceau que plus saisissant et fascinant encore. C’est là que Magnetoscop se démarque, par la pertinence de ses samples. Le diptyque « La Mèche »/ « Feu » en est un autre excellent exemple. Chacune des explosions qui jalonne ce morceau (à l’ambiance très western/psyché) est annoncée par la phrase : « Fait gaffe avec ta putain de pipe, tu vas nous faire sauter ». Classe.

Le reste de l’album est nettement plus classique. Que ce soit les plages aériennes et pesantes (« Après la pluie »), ou les longs morceaux épiques (« Ulan Bator »), l’originalité n’est pas vraiment au rendez-vous (on a déjà entendu cette basse lourde et ces ambiances malsaines chez Les Discrets), sans pour autant que ces moments soient désagréables. En fin d’album, l’ennui vient parfois pointer le bout de son nez, la faute à des redites qui semblent décidément inévitables pour les groupes du genre (« Opium »). Magnetoscop a cependant le bon ton de refermer l’album avec un morceau du même type que celui qui l’ouvre : classique mais classieux.

Loin de révolutionner le genre, Une Fleur dans le Goudron s’appuie sur des fondamentaux solides pour délivrer un Post-Rock classique, mais truffé de petites trouvailles du plus bel effet. Malgré quelques redondances et un manque d’originalité tout relatif, on ne peut que souhaiter une bonne continuation aux gars de Magnetoscop, tout en espérant que leur musique s’éloigne des sentiers battus du Post-Rock dans l’avenir, pour nous transporter vers d’autres horizons que ceux de cette mer, mystérieuse certes, mais qui manque encore un peu de vagues.

Note : 3.5/5

– Dirty Alice

Facebook : https://www.facebook.com/magnetoscopmusic?fref=ts

Publicités
Album Insérer Titre

Artwork de l’album Insérer Titre

Chroniquer des artistes émergents ou peu connus, c’est plus difficile que ce qu’on pourrait croire. Rien ne vient tout seul, il faut toujours tout chercher soi-même : les groupes, les infos, les concerts, les CD… Surtout qu’il faut parfois aller chercher loin. Alors certes à l’ère de l’internet, la Belgique peut paraître toute proche, mais quand on s’occupe du cas d’un groupe de la scène Post-Rock du plat pays, on se dit qu’il serait tout de même plus pratique d’habiter de l’autre côté de la frontière (surtout que là-bas ils ont de la bière et des frites).

Ceci dit, se donner la peine de fouiner un peu partout est parfois payant, surtout  quand on tombe sur une petite perle comme L.T.D.M.S. Ces post-rockeurs bruxellois, que l’on compare parfois à God Speed You ! Black Emperor et autre Tortoise, livrent ici un deuxième album, surprenant, frais et juvénile.

Ce qui saute tout d’abord aux yeux (ou plutôt aux oreilles) à l’écoute de « Insérer Titre » c’est le rendu extrêmement sec du son. Bien loin des abus d’écho et de reverb qui sont  monnaie courante dans le Post-Rock, le groupe offre un disque aride, direct et spontané. Dès les premières notes de « Douze », une traversée du désert longue de près de 50 minutes se profile. Le morceau se veut à l’image du disque : épique, varié et exotique (flute, violoncelle et cuivres côtoient avec bonheur des guitares rappeuses). Ce n’est qu’après ces seize premières minutes que vient « Dix ». Commençant sur un arpège plein de pudeur et de beauté, les nappes de cuivres et d’harmonica viennent ensuite habiller le titre qui s’intensifie peu à peu pour arracher des poignées d’émotions contradictoires, avant de se tendre et d’exploser pour finalement s’éteindre dans un final rempli de guitares violentes ultra fuzzées.

Arrive ensuite « Six » dont le riff garage-noise se veut plus direct. Avec une première partie alternant larsens fougueux et fulgurances rythmiques, et une seconde plus tendu s’accélérant sur un déluge de guitares rêches, l’ensemble constitue sans doute le morceau le plus efficace du disque. C’est finalement le superbe « Onze » qui referme l’album de la plus belle des manières et achève le voyage rempli de mirages qu’est « Insérer Titre ».

Alors bien sûr on pourrait reprocher à l’album sa production parfois un poil hasardeuse, un son assez peu travaillé et un ensemble manquant encore d’homogénéité, mais ce serait boudé le plaisir sincère suscité par l’écoute de ces quatre titres. Qui ont leurs défauts certes, mais des défauts qui constituent autant de qualités. Pour ce disque, on se contentera donc de tirer notre chapeau aux gars de L.T.D.M.S. La classe les belges.

Note : 4/5

– Dirty Alice

Site officiel : http://www.ltdms.be/

Facebook : https://www.facebook.com/pages/LTDMS/224552634351765?fref=ts

20130814-223537.jpg

Une fois en lisant GreNews, je suis tombé sur un article à propos d’IronBlast. Je ne me souviens plus de la teneur exacte, mais il me semble que c’était assez élogieux. Enfin bref, je sais que le Chapelier avait pour projet de les interviewer, mais cela ne s’est pas fait et ne se fera sans doute jamais car le groupe s’est séparé depuis peu. Comme avec Tobbaco Factory, une critique du disque by myself devait suivre. Mais puisque le groupe a désormais disparu, je me suis dit : «autant faire ça bien». Alors plutôt que de faire une simple critique du disque comme prévu à la base, je me suis décidé à parler un peu du groupe et de son historique. Pour réaliser cette chronique je me suis donc beaucoup documenté, via le Facebook du groupe (la base) et les témoignages de quelques personnes qui ont suivi ces metalleux de manière relativement assidue (je remercie au passage toutes les personnes qui m’ont fourni ces précieuses informations, elles se reconnaîtront). Je n’ai malheureusement pu obtenir aucune anecdote croustillante qui aurait pu rendre ce pavé plus drôle…

IronBlast, c’est une histoire longue de près de six ans qui commence en 2007 et se termine en 2013. Entre temps, un grand nombre de musiciens se sont succédés, et seules la section rythmique et la voix restent de la formation originelle. Au total il y a eu pas moins de quatre guitaristes et de trois claviéristes différents (ça fait du monde). Après divers remaniements, le lineup du groupe de Deathcore mélodique Grenoblois s’est finalement stabilisé en 2011 avec pas moins de six membres (!) : deux guitaristes, un claviériste, un bassiste, un batteur et un screamer. Mais, ayant eu l’occasion de les voir sur scène avant qu’ils ne se séparent, j’ai pu remarquer qu’ils avaient été rejoint par un second vocaliste qui s’occupait également de lancer des samples pendant les concerts, mais ce, après la sortie de leur EP (le dit membre n’est pas indiqué dans le personnel ayant participé à l’enregistrement). De ce live, j’ai le souvenir d’un groupe de Metalcore, avec tout ce qui définit le genre, c’est-à-dire un rythme martial, du scream, de la double pédale et des guitares (ou plutôt des guitaristes) qui en imposaient. Plusieurs membres étant sur le départ le groupe a splitté peu après ce concert, de peur qu’un nouveau changement de personnel dans la bande ne vienne corrompre l’identité du groupe. Mais trêve de bavardages, passons à la musique.

EP Omega

EP Omega

Alors autant le dire tout de suite, si vous n’êtes pas habitués aux mœurs de ce genre musical et que le scream vous incommode, vous écœure, ou vous fait tout simplement peur, passez votre chemin de suite, ce disque n’est pas fait pour vous. Mais alors pas du tout. Car c’est le seul type de vocalise que vous entendrez sur cet EP et, même si les hurlements sont exécutés de manière plus qu’honorable, on ne peut s’empêcher de penser que quelques parties de chant clair auraient apporté un peu de relief sur un disque finalement assez lisse. En effet car la première chose qui frappe à l’écoute d’Omega, c’est le son. Ayant vu le groupe jouer en live avant sa séparation, je m’attendais en premier lieu à une déflagration sonore, remplie de guitares légèrement crasseuses. Mais on s’aperçoit vite que les qualificatifs qui décrivent le mieux le son de ce disque seraient plutôt : « lisse », « propre » ou encore « précis ». Presque trop, car l’énergie dégagée lors des live est, de fait, en partie perdue, et c’est un peu dommage.
Pour remédier au problème, l’ensemble bénéficie d’une production assez léchée, qui met en valeur la musique plus que l’énergie qu’elle est sensée dégager. Les synthés sont ainsi très (trop ?) présents, imposent des ambiances malsaines (l’intro de la chanson titre) et lient entre elles des guitares efficaces («In The Forest») ou qui frappent l’auditeur façon uppercut («Insanity»). Les riffs se répondent dans un dialogue musclé, arbitré par une section rythmique impeccable. Les différentes chansons bénéficient de structures assez éloignées du classique (mais ô combien efficace) couplet/refrain. Tantôt avec bonheur comme sur le très bon «In The Forest», le meilleur morceau de l’EP, tantôt en perdant légèrement l’auditeur («Omega»), qui se rabat ainsi sur les solos, techniques et pourtant mélodieux, pour ne pas décrocher du disque.
La technique des musiciens est d’ailleurs le gros point fort du disque, parce que même pour un groupe de Metal, IronBlast en jette, que ce soit par les solos évoqués précédemment, par les fulgurances rythmiques de la seconde guitare et de la basse, ou encore par la force de frappe du batteur, qui adopte en même temps un jeu précis et véloce (l’intro de «Fearless» en est un bon exemple).

Unique témoignage discographique d’un groupe aujourd’hui disparu, Omega est donc un bon EP. Bon certes, mais perfectible, qui aurait gagné à avoir un son plus vrai et plus puissant. Quelques grands instants jalonnent ce disque prometteur, mais il n’y aura malheureusement pas de suite… Quoi qu’il en soit, soyez certains que Wonderland is a lie vous tiendra informé des projets artistiques futurs des anciens IronBlast, il parait d’ailleurs que quelque chose serait déjà en train de se préparer. Affaire à suivre.

Note : 3/5

– Dirty Alice

Facebook : https://www.facebook.com/Ironblastofficial?fref=ts

Interview de Black Bélé – Chapelier rouge

Publié: 13 août 2013 par Chapelier Rouge dans Interview, Rap
Le jeune rappeur Black Bélé (à droite sur la photo)

Le jeune rappeur Black Bélé (à droite sur la photo)

Et voici maintenant la première interview concernant le Rap, signée Chapelier rouge ! N’hésitez pas à laisser en commentaire vos impressions, et à partager le site, pour agrandir la communauté !

Bonjour Black Bélé ! Merci d’avoir accepté notre interview. Ma première question portera sur vos débuts. Quand votre aventure a-t-elle commencé ? Quand ce projet a-t-il germé dans votre esprit ?

Mon aventure a commencé à ma MJC de quartier avec des amis. A l’âge de 14ans, nous avons écrit des textes puis enregistré un premier morceau à l’aide d’un animateur qui était lui-même rappeur.

D’accord. À l’heure actuelle, vous considérez-vous comme artiste solo ou collectif ?  Vos amis vous ont-ils suivi ?

 

A l’heure actuelle je suis en solo, car pour des raisons différentes ils ont décidé d’arrêter le rap.

 

Comment définiriez-vous votre style ? Quelles sont vos principales influences ? Êtes-vous axé Rap ou peut-on discerner d’autres influences (reggae, rock, jazz, etc..) dans votre musique ? Prenons l’exemple de Rage Against The Machine, groupe légendaire de Rap et Metal.

 

Mon style s’inspire des musiques que j’écoutais plus jeune, les classiques du rap français tels IAM, Arsenik, Lunatic et américain comme NAS, Nothorious Big.. Mais j’essaye d’innover en rappant sur des instrumentales nouvelles et amenant différents styles.

 

Intéressant ! Et vous n’avez que 15 ans, c’est bien cela ? On a déjà pu vous voir aux côtés du fameux MC Kriké, connu de par sa collaboration avec Sinsemilia, et de par sa carrière solo. Comment la rencontre s’est-elle faite ? Que tirez-vous de cette expérience ?

J’ai 15 ans ! j’ai participé à beaucoup de scènes ouvertes (open mic), ce qui m’a permis de rencontrer de nombreux rappeurs de la scène grenobloise, dont MC Kriké qui ma laissé rapper à ces côtés, et ce fut une très bonne expérience !

 

Vous parliez tout à l’heure d’un premier titre enregistré à la MJC de votre quartier. Cela suppose-t-il qu’il y en a d’autres ? Si oui, où peut-on les entendre, exceptée la scène ?

 

Le titre de la MJC a été retiré de part le départ de mes collègues, j’ai cependant un titre solo sur YouTube ainsi qu’une performance sur scène.

 

D’accord. Quels sont vos projets ? Avez-vous un site, une page Facebook, etc.. ? Pensez-vous à une professionnalisation ?

 

J’aimerais sortir un 6 titres, pour pouvoir le diffuser, pour montrer ce que je fais vraiment. J’ai également une page Facebook. La professionnalisation n’est pas mon objectif pour l’instant, si cela devient possible ce serait formidable, mais c’est très compliqué.

Évidemment ! Mais il existe plusieurs structures locales qui permettent un accès aux enregistrements, locaux, scènes etc.. Je pense notamment à DCAP, sur Échirolles. Avez-vous des scènes à nous annoncer ?

 

Pas de dates exactes, mais retrouvez-moi à tous les open mics, notamment tous les premiers mercredis du mois à l’Ampérage.

 

C’est noté, merci beaucoup ! Parlons de vos textes. Sont-ils engagés ? On dénote une certaine rage, à l’écoute. Que racontent-ils ?

Mon son sur YouTube s’appelle Constat, où je raconte des faits de la vie de tous les jours : je « constate les problèmes ». J‘essaie à chaque fois de raconter une histoire, de parler de quelque chose tout en gardant un style, que ce soit agréable a l’écoute.

 

Et quels sont ces problèmes, selon vous ?

Logo de Black Bélé

Logo de Black Bélé

Les problèmes sont que tout le monde fait ce qu’il peut pour s’en sortir, pour réussir le mieux possible, les riches deviennent plus riches et les pauvres font n’importe quoi pour devenir riches.

D’accord. C’est donc le système capitaliste que vous dénoncez en grande partie !

Exact.

Et la scène, comment l’abordez-vous ?

 

J’adore monter sur scène, car c’est la raisons pour laquelle j’écris. Le contact avec les gens, leur montrer ce que l’on sait faire, c’est pour moi un des aspects les plus importants du Rap.

 

Ce sont donc de grands moments pour vous ! Voici la dernière question : dans 10 ans, Black Bélé, pour vous, c’est devenu quoi ?

j’espère que j’aurai fait plusieurs projets, et des dates un peu partout, et continué a freestyler toute les nuits !

Et c’est tout le mal qu’on vous souhaite ! Merci d’avoir accepté cette interview, Black Bélé ! D’ailleurs, pour le mot de la fin.. D’où vient le nom ?

Haha ! Le nom vient du jour où nous allions enregistrer notre premier son, nous cherchions un nom et quelqu’un est venu et a essayé de nous vendre un téléphone Black Berry, sauf qu’il nous dit Black Bélé. C’est cette anecdote qui nous a fait choisir ce nom.

Aujourd’hui, c’est une interview un peu spéciale qui sort, puisqu’il s’agit de celle d’Alex, 32 ans, instigateur du mouvement « Contre l’arrêt de Taratata« , émission légendaire s’il en est, qui fêtait il y a peu ses 20 ans, juste avant que France Télévision n’en annonce l’arrêt. Je vous laisse découvrir sans plus attendre son point de vue.

Le 24 avril 2013, on entend pour la première fois parler sur un site dédié aux médias de l’arrêt de l’émission. Le 31 mai, l’annonce est officielle : Taratata s’arrêtera. Quand commence votre combat ?

Mon combat commence le 2 mai dernier lorsque je crée la page Facebook Contre l’arrêt de Taratata, ayant entendu les premières rumeurs concernant l’arrêt de l’émission à la fin de la saison, j’ai donc décidé de rassembler tous les amoureux de cette émission mythique sur ma page Facebook pour faire entendre nos voix auprès de France Télévision et du Ministère de la Culture et de la Communication.

 

Êtes-vous également l’instigateur de la fameuse pétition contre l’arrêt de l’émission ? On voit qu’aujourd’hui, votre page réunit plus de 50 000 « fans ». Comment expliquez-vous ce succès, qui n’a pourtant pas empêché France Télévision de clôturer l’émission ?

Oui tout à fait, un membre de la page m’a soufflé l’idée de faire une pétition en ligne sur change.org, c’est ainsi que j’ai créé la pétition contre l’arrêt de Taratata ; nous sommes maintenant plus de 60 000 sur la page Facebook, France Télévision nous a littéralement snobés, je les ai contactés par email et par téléphone pour une remise de pétition, je n’ai jamais eu de réponse, ni de leur part, ni de la part du Ministère, mais on a pu voir que ce mouvement les dérangeait, et pas qu’un peu, au vu de toutes les interventions médiatiques de Bruno Patino, puis de Rémi Pflimlin ainsi qu’Aurélie Fillipetti.

Mais si la pétition n’a pas fait bouger les choses du côté de France 2, elle a au moins fait bouger les choses chez Air Prod, Nagui a été réellement surpris par ces plus de 157000 signatures pour le maintien de son émission, ce qui l’a convaincu de continuer l’aventure autrement, et nous pouvons nous en féliciter, Taratata sera à la rentrée sur le web mais aussi et surtout encore à la télé sur TV5 Monde (j’ai entendu dire qu’une programmation était prévue le dimanche vers minuit) !!

Vous estimez-vous satisfait du résultat ? Maintenant que les événements principaux sont achevés, en quoi consiste votre action, quelques mois après la décision des producteurs ? Avez-vous de nouvelles ambitions ?

Satisfait du résultat.. Je suis partagé, car le but était de maintenir une émission d’utilité publique sur le service public, donc sur ce point, évidemment non, maintenant le programme continue sur le web et sur TV5 Monde c’est moindre mal. Concernant l’avenir de la page, elle continuera à soutenir cette émission mythique et son présentateur, une grande communauté de soutien à l’émission. Voilà comment je vois la page désormais, mais ça peut changer en fonction des événements ; j’aimerais d’ailleurs m’entretenir avec Nagui sur ce sujet, comment aider taratata au mieux sans empiéter sur les plates bande de la page officielle.. Nagui, si tu nous écoutes..
Encore une interview qui se termine.. Je ne peux évidemment que vous inciter à aller lire la pétition, qui vaut la peine d’être soutenue, à l’adresse suivante.

Visuel de la lutte contre l'arrêt de l'émission Taratata

Visuel de la lutte contre l’arrêt de l’émission Taratata

– Chapelier rouge
Les pochettes de la demo de Tobacco Factory, manudesignées !

Les pochettes de la demo de Tobacco Factory, manudesignées !

(suite…)