Archives de la catégorie ‘Général’

Bonsoir à tous !

Wonderland is a lie organise son premier GRAND JEU CONCOURS !

A gagner : un article sur le groupe / magasin de musique / organisme / etc.. de votre choix, réalisé spécialement par Chapelier rouge et Dirty Alice !

Pour participer, rien de plus simple : il vous suffit de poster un commentaire sur n’importe quel article du site, en nous faisant part de vos impressions sur Wonderland is a lie, de ce qui vous plaît ou pas, ce qui pourrait être amélioré, etc.. Le grand gagnant sera tiré au sort le jeudi 17 octobre au soir ! Soyez au rendez-vous ! N’hésitez pas à partager l’évènement, nous augmenterons le nombre de gagnants en fonction du nombre de participants !

– Chapelier rouge

Publicités
Pixies -EP1

Pixies -EP1

Eh oui, ce qui devait arriver est arrivé… Vingt-deux années ont passé depuis le dernier album des lutins de Boston, neuf depuis leur reformation, et voici enfin, un disque des Pixies. On ne va pas se le cacher, c’était prévisible, gros comme une maison (ou comme le ventre de Black Francis, au choix). Depuis le départ de Kim Deal annoncé en Juin dernier, la presse Rock s’est affolée dans tous les sens, tout le monde se posant la même question : le leader des Pixies allait-il enfin sortir le disque que sa comparse avait toujours refusé d’enregistrer ? La sortie du single Bagboy (absent de cette galette) moins de deux semaines après le départ de la cool girl du groupe de Boston ne fit que confirmer ce que tout le monde savait pourtant déjà : on allait avoir du Pixies.

A partir de ce moment, deux camps se sont dégagés. D’un côté les puristes, qui ne voyaient en cette nouvelle production discographique que l’œuvre mégalomaniaque d’un Frank Black, toujours aussi boulimique quand il s’agit de produire des disques (il n’y a qu’à aller jeter sa œil à la discographie, aussi massive qu’inégale du chauve de Boston), et souhaitant ressusciter pour de bon le groupe de Rock le plus influent et le plus novateur de ces trente dernières années (il est toujours bon de le rappeler). Et de l’autre, une bande de fans aux abois qui jubilaient à l’idée d’entendre (enfin !) le disque qu’ils attendaient depuis plus de vingt ans.

Il y avait effectivement de quoi en exciter plus d’un. Le très bon (quoiqu’un peu long) Bagboy envoyé en éclaireur fin Juin avait de quoi mettre l’eau à la bouche. Entre sa rythmique faussement hip-hop, son refrain aux aires d’hymne conquérant (sur lequel on aurait juré d’entendre la douce voix Kim Deal) et l’énorme son déployé comme une réminiscence de Trompe le Monde, le morceau était plein de promesses. Que nos lutins favoris ont apparemment oublié de tenir…

Quand on balance un disque des Pixies sur sa platine, la première chose à laquelle on s’attend, la première chose qu’on veut : c’est une décharge, un uppercut, une gueulante. Sur cet EP1, rien de tout cela. L’introductif Andro Queen se trouve être une ballade affreusement calme et plate. Ce n’est pas qu’on n’aime pas quand les Pixies ralentissent le tempo ou font preuve d’un peu de douceur, mais à ce compte-là, on préférait qu’une vraie mélodie se dégage. A la place nous avons une chanson fade et mollassonne qui traîne en longueur pour s’enliser dans un inutile nuage de reverb. Dans le registre des morceaux doux, Indie Cindy fait bien meilleur effet. En se baladant entre ambiances malsaines et étrangement cotonneuses, le morceau constitue une réussite toute relative qui s’écoute avec un plaisir mou mais constant alors que Another Toe In The Ocean et What Goes Boom nous font penser à de vagues chutes de Trompe le Monde (qui est déjà un album de chutes, c’est dire…).

Le principal problème de cet EP, c’est qu’il n’a finalement pas grand-chose de Pixiesien à offrir : la basse est inaudible, les fulgurances de Santiago sont quasiment absentes, le sens de la dynamique semble s’être perdu en cours de route, et même Francis n’a pas l’air convaincu par ce qu’il chante. On a en tout et pour tout un disque moyen de Frank Black qui, il faut se résoudre à l’admettre, a sans doute perdu tout ce qui faisait son originalité et son génie. Ça fait peur.

Aussi improbable que cela puisse paraître de la part du combo de Boston, c’est finalement sur la longueur que cet EP1 arrive à sauver la face. Au fil des écoutes, Andro Queen s’avère écoutable bien que toujours pataude, alors qu’Another In the Ocean arrive à tirer son épingle du jeu grâce à sa mélodie entêtante et ses guitares conquérantes, sans pour autant révolutionner le Rock Alternatif. Seul What Goes Boom peine à relever la tête, la faute à un refrain mou du genou qui gâche un morceau qui aurait pu être le meilleur de la galette.

Au final, ce premier EP (qui sera suivi par QUATRES autres, faîtes gaffe) nous montre que Frank Black a sans doute définitivement rejoint le cercle des Songwritter en mal d’inspiration des années 90 (Billy Corgan et Noel Gallagher vont être contents d’avoir un nouveau copain avec qui jouer). 2013 fut l’année de come-back réussis (Black Sabbath, Primal Scream, My Bloody Valentine…), les Pixies sont malheureusement l’exception qui confirme la règle…

2.5/5

– Dirty Alice

NB : Dans ce cas précis la parution d’un nouveau disque des Pixies constituait un véritable événement dans le monde du rock indépendant. La critique d’artistes aussi important aura toujours un caractère exceptionnel sur ce site dont la vocation reste de révéler des artistes encore émergents ou peu connus.

Même quand on est féru de Post-Rock, chroniquer un album du genre est toujours un exercice de haut vol. Pourquoi ? Tout simplement parce que depuis l’année 1994 et Hex de Bark Psychosis, l’un des albums fondateurs du genre, le style s’est développé dans de multiples directions. Qu’est-ce que Tortoise (plutôt axé Jazz) et Mogwai (qui vont parfois jusqu’à se réclamer du punk) ont réellement en commun, si ce n’est leur attrait pour la musique instrumentale ? Et si faire de la musique instrumentale est une condition sine qua non pour être étiqueté dans cette catégorie, alors pourquoi les islandais de Sigur Rós sont-ils estampillés Post-Rock en sachant que le chant est une part essentielle de leur musique ? Autant de questions qui restent sans réponses… A cela on peut ajouter que, si le genre est extrêmement éclectique, chacune de ses branches a la mauvaise habitude de donner naissance à des bourgeons relativement semblables. Et même s’il n’y a que peu de vrais mauvais groupes de Post-Rock, on peine parfois à en trouver de vrais bons. Ainsi, il y a sans doute des centaines de groupes comme Mogwai, mais il n’y a qu’un seul, unique et authentique Mogwai. Un paradoxe de plus…

0000649997_10C’est avec cela en tête que je me suis attaqué au premier album des Grenoblois de Magnetoscop. Rien qu’avec son titre flou et pourtant explicite et son artwork simple et mystérieux (un océan noir sans fin, tendant vers un horizon nuageux), on sait qu’Une Fleur dans le Goudron ne peut être que l’œuvre d’un groupe de Post-Rock. Ce n’est pas l’introductif « Geranium » qui fera mentir. Progressif et intense, calme puis déchaîné, le morceau fait son (long) chemin pour finalement s’éteindre en douceur sur quelques notes d’un piano saturé et envoûtant. Pas très innovant certes, mais diablement efficace. Ce n’est qu’à partir de « l’Homme » que le groupe montre ce qu’il sait vraiment faire. Le morceau s’articule autour d‘un sample du film « La Planète des Singes » (1968), nous décrivant la nature humaine telle qu’elle est perçue par les primates. Courte, apocalyptique et terrifiante, la musique colle parfaitement aux terribles mots que lit Cornelius : « L’Homme peut tuer son frère pour posséder la terre de son frère, […] il transformera en désert son pays et le tient, […] il est le fourrier de la mort ». Est-ce le sample qui vient sublimer la musique ou la musique qui vient donner du sens aux paroles prononcées par le primate ? On ne saurait le dire avec certitude, mais cela ne rend le morceau que plus saisissant et fascinant encore. C’est là que Magnetoscop se démarque, par la pertinence de ses samples. Le diptyque « La Mèche »/ « Feu » en est un autre excellent exemple. Chacune des explosions qui jalonne ce morceau (à l’ambiance très western/psyché) est annoncée par la phrase : « Fait gaffe avec ta putain de pipe, tu vas nous faire sauter ». Classe.

Le reste de l’album est nettement plus classique. Que ce soit les plages aériennes et pesantes (« Après la pluie »), ou les longs morceaux épiques (« Ulan Bator »), l’originalité n’est pas vraiment au rendez-vous (on a déjà entendu cette basse lourde et ces ambiances malsaines chez Les Discrets), sans pour autant que ces moments soient désagréables. En fin d’album, l’ennui vient parfois pointer le bout de son nez, la faute à des redites qui semblent décidément inévitables pour les groupes du genre (« Opium »). Magnetoscop a cependant le bon ton de refermer l’album avec un morceau du même type que celui qui l’ouvre : classique mais classieux.

Loin de révolutionner le genre, Une Fleur dans le Goudron s’appuie sur des fondamentaux solides pour délivrer un Post-Rock classique, mais truffé de petites trouvailles du plus bel effet. Malgré quelques redondances et un manque d’originalité tout relatif, on ne peut que souhaiter une bonne continuation aux gars de Magnetoscop, tout en espérant que leur musique s’éloigne des sentiers battus du Post-Rock dans l’avenir, pour nous transporter vers d’autres horizons que ceux de cette mer, mystérieuse certes, mais qui manque encore un peu de vagues.

Note : 3.5/5

– Dirty Alice

Facebook : https://www.facebook.com/magnetoscopmusic?fref=ts

Album Insérer Titre

Artwork de l’album Insérer Titre

Chroniquer des artistes émergents ou peu connus, c’est plus difficile que ce qu’on pourrait croire. Rien ne vient tout seul, il faut toujours tout chercher soi-même : les groupes, les infos, les concerts, les CD… Surtout qu’il faut parfois aller chercher loin. Alors certes à l’ère de l’internet, la Belgique peut paraître toute proche, mais quand on s’occupe du cas d’un groupe de la scène Post-Rock du plat pays, on se dit qu’il serait tout de même plus pratique d’habiter de l’autre côté de la frontière (surtout que là-bas ils ont de la bière et des frites).

Ceci dit, se donner la peine de fouiner un peu partout est parfois payant, surtout  quand on tombe sur une petite perle comme L.T.D.M.S. Ces post-rockeurs bruxellois, que l’on compare parfois à God Speed You ! Black Emperor et autre Tortoise, livrent ici un deuxième album, surprenant, frais et juvénile.

Ce qui saute tout d’abord aux yeux (ou plutôt aux oreilles) à l’écoute de « Insérer Titre » c’est le rendu extrêmement sec du son. Bien loin des abus d’écho et de reverb qui sont  monnaie courante dans le Post-Rock, le groupe offre un disque aride, direct et spontané. Dès les premières notes de « Douze », une traversée du désert longue de près de 50 minutes se profile. Le morceau se veut à l’image du disque : épique, varié et exotique (flute, violoncelle et cuivres côtoient avec bonheur des guitares rappeuses). Ce n’est qu’après ces seize premières minutes que vient « Dix ». Commençant sur un arpège plein de pudeur et de beauté, les nappes de cuivres et d’harmonica viennent ensuite habiller le titre qui s’intensifie peu à peu pour arracher des poignées d’émotions contradictoires, avant de se tendre et d’exploser pour finalement s’éteindre dans un final rempli de guitares violentes ultra fuzzées.

Arrive ensuite « Six » dont le riff garage-noise se veut plus direct. Avec une première partie alternant larsens fougueux et fulgurances rythmiques, et une seconde plus tendu s’accélérant sur un déluge de guitares rêches, l’ensemble constitue sans doute le morceau le plus efficace du disque. C’est finalement le superbe « Onze » qui referme l’album de la plus belle des manières et achève le voyage rempli de mirages qu’est « Insérer Titre ».

Alors bien sûr on pourrait reprocher à l’album sa production parfois un poil hasardeuse, un son assez peu travaillé et un ensemble manquant encore d’homogénéité, mais ce serait boudé le plaisir sincère suscité par l’écoute de ces quatre titres. Qui ont leurs défauts certes, mais des défauts qui constituent autant de qualités. Pour ce disque, on se contentera donc de tirer notre chapeau aux gars de L.T.D.M.S. La classe les belges.

Note : 4/5

– Dirty Alice

Site officiel : http://www.ltdms.be/

Facebook : https://www.facebook.com/pages/LTDMS/224552634351765?fref=ts

Nouveau chroniqueur : Dirty Alice

Publié: 11 août 2013 par Chapelier Rouge dans Général
Tags:, , , , , , , ,

Un nouveau chroniqueur fera dorénavant vivre le site aux côtés de Chapelier Rouge : Dirty Alice ! Vous pourrez très prochainement lire ses articles sur le site.

– Chapelier rouge

À venir : Interview de Rêve de Poche

Publié: 18 mai 2013 par Chapelier Rouge dans Général
Tags:, , ,

Très bientôt sera publié un article sur un groupe de jeunes : Rêve de Poche. Vous pourrez les voir prochainement en concert à Voiron (détails dans l’article) !

– Chapelier rouge