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Interview de 4 Subject – Chapelier rouge

Publié: 2 octobre 2013 par Chapelier Rouge dans Interview, Metal, Rap, Rock
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Et c’est aujourd’hui l’interview de 4 Subject, jeune groupe extrêmement talentueux originaire d’Echirolles (38130), dans l’Isère, qui vous est dévoilée ! Cette interview sera suivie prochainement de la critique de leur EP « Nobody Else », qui devrait arriver prochainement dans les bacs.

Logo de 4 Subject, groupe de Rap Métal.

Logo de 4 Subject, groupe de Rap Métal.

1. Comment est né le groupe ? Quels étaient les membres d’origine ? Et maintenant, qui sont les membres, et quel poste occupent-ils ? Quelles étaient vos ambitions, à l’époque, votre projet ? Vos attentes ont-elles été dépassées ?

Le groupe est né de l’envie commune de Ben (chant) et Jerem’ (batterie) qui voulaient jouer ensemble un autre style de musique que leur groupe respectif. Le hasard fit bien les choses, car c’est au lycée Marie Curie qu’ils rencontrent Damien (1er guitariste) et Max (basse). A nous 4 on commença à construire l’univers 4 Subject en composant nos premières compos. On avait d’abord l’envie de s’amuser, surtout d’aller le plus loin possible et de s’en donner les moyens ! En plus, l’idée de base était de créer un univers pour inviter le public dans notre monde en jouant avec les arts musicaux, visuels et vidéos . En effet, l’idée de s’arrêter à être un simple groupe de musique ne nous plaisait pas assez. Ainsi, afin d’intégrer plus d’electro, scratchs et surtout samples, Ben fit appelle à Axel (MC/DJ) frère d’un ami d’enfance de celui-ci. on a connu des hauts et des bas, avec des départs et arrivées. Nous sommes aujourd’hui :

Ben : chant lead

Jerem’ : batterie

Axel : MC/DJ

Adrien : guitare

Arnaud : backstages / samples

Max : basse

Et actuellement, l’arrivée d’un 2ème guitariste ne devrait pas tarder !

2. Comment définiriez-vous votre style musical ? A-t-il évolué, voire drastiquement changé depuis la création du groupe ?

Notre style musical a été rapidement fixé, il fut nourrit de nos univers divers mais aussi de nos influences communes. Il est difficile à définir, car nos chansons sont assez différentes les unes des autres. L' »étiquette » la plus proche serait le « Néo Métal » (Linkin Park / Korn / Limp Bizkit), car nos premières compos ne sont pas sans rappeler les doyens (ha ha) ! Mais nous n’aimions pas vraiment. On se qualifie actuellement de fusion entre le Hip Hop / Electro / Métal. Nous évoluons  avec le temps et les arrivées de nouveaux membres et matériels.
Cependant, les bases Hip Hop, Electro et Métal restent toujours présentes.

3. Vous avez récemment enregistré un EP, qui n’est pas encore ouvert au public. On a cependant pu l’entendre lors de votre passage à Radio Malherbes Grenoble. Quand sera-t-il disponible ? Pouvez-vous nous en parler un peu plus ?

Cet EP, qui sera normalement baptisé « Nobody Else » était un peu la conclusion d’une très bonne saison pour nous ! En effet, après des retours positifs et de bonnes critiques, un certain nombre de personnes commençaient à demander des pistes mp3 audibles (ha ha) et quelle fierté pour nous que d’enregistrer un premier EP ! De plus, il serait un outil très utile pour démarcher. Nous avons pris contact avec le studio grenoblois 1936 Studio. Et qui dit premier enregistrement, dit grosse dose de stress, tensions et difficultés. Mais on a pu voir nos défauts et cela nous a donné envie de recommencer ! C’était aussi un peu le moyen de nous ouvrir les portes de la diffusion sur Internet (encore en projet avec un site en construction), et surtout pour nous le moyen de nous écouter, nous critiquer et avancer.

4. Après vous avoir vu sur scène, on peut dire que c’est chez vous. Vous évoluez comme des poissons dans l’eau, et instaurez une ambiance digne des plus grands. De votre côté, quel est votre ressenti par rapport à la scène ?

Merci beaucoup ! Et bien.. La scène est l’endroit de partage de tous les musiciens. Et quel bonheur de voir le public transporté par votre « show » ! Il était donc primordial pour nous de leur offrir un spectacle sonore et visuel. On a encore beaucoup à travailler de ce côté là, notamment dans la présence scénique et la complicité avec le public. On réfléchit actuellement à des habillages scéniques comme un drap de scène, logo dans la grosse caisse ou encore diffusion de vidéo ( nous jouons déjà en blouse et un logo figure sous les platines) mais nous avons un petit budget d’amateurs.. Nous avons eu la chance cette année de faire intervenir des danseuses sur 2 de nos intros. Une superbe expérience qui leur a plu, nous as plu et a plu au public, à refaire !

5. Vous étiez jusqu’alors accompagnés par DCAP, branche du service culturel de la mairie d’Échirolles, accompagnement qui a vu son terme en juillet dernier. Pouvez-vous nous parler de cet accompagnement ? Vous bénéficiiez d’un local, mis à disposition. Comment allez-vous faire, maintenant ?

En effet, l’aventure DCAP est finie pour nous, et nous ne pouvons que les remercier pour leur soutien ! Mais pour certains d’entre nous cela faisait tout de même 6 ans d’accompagnement (on était un peu les papys !) : place aux autres ! DCAP nous permettait de répéter une fois par semaine à l’Ecole de Musique Jean Wiener et d’y stocker du matériel, et ce, gratuitement. C’est l’opportunité pour tous les groupes de travailler sérieusement et de se produire sur une bonne scène avec des techniciens (comme des pros) lors des fameuses Soirées Ascenseurs !ou encore de devenir autonomes : en effet, nous avons appris à organiser des répétitions, connaitre le monde artistique et fait des rencontres. Aujourd’hui il est difficile de trouver un service semblable à DCAP et surtout gratuit et avec locaux à placard ! Nous avons eu la chance de tomber sur une service quasi équivalent sur la ville d’Eybens : « Local Bus« . Notre rendez vous est fixé en septembre.

6. Quelles sont vos influences ? Votre formation n’est pas sans rappeler celle du célèbre groupe Linkin Park, ou encore Incubus avant eux !

Wow ! Elles sont nombreuses et diverses ! Comme dit précédemment, notre musique n’est pas sans rappeler les groupex tels que LINKIN PARK ; KORN ; LIMP BIZKIT ; INCUBUS ou encore DEFTONES.
Nous nous nourrissons des influences diverses de chacun, et il est difficile de toutes les citer (si on commence, on ne s’arrête plus !)

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Une fois en lisant GreNews, je suis tombé sur un article à propos d’IronBlast. Je ne me souviens plus de la teneur exacte, mais il me semble que c’était assez élogieux. Enfin bref, je sais que le Chapelier avait pour projet de les interviewer, mais cela ne s’est pas fait et ne se fera sans doute jamais car le groupe s’est séparé depuis peu. Comme avec Tobbaco Factory, une critique du disque by myself devait suivre. Mais puisque le groupe a désormais disparu, je me suis dit : «autant faire ça bien». Alors plutôt que de faire une simple critique du disque comme prévu à la base, je me suis décidé à parler un peu du groupe et de son historique. Pour réaliser cette chronique je me suis donc beaucoup documenté, via le Facebook du groupe (la base) et les témoignages de quelques personnes qui ont suivi ces metalleux de manière relativement assidue (je remercie au passage toutes les personnes qui m’ont fourni ces précieuses informations, elles se reconnaîtront). Je n’ai malheureusement pu obtenir aucune anecdote croustillante qui aurait pu rendre ce pavé plus drôle…

IronBlast, c’est une histoire longue de près de six ans qui commence en 2007 et se termine en 2013. Entre temps, un grand nombre de musiciens se sont succédés, et seules la section rythmique et la voix restent de la formation originelle. Au total il y a eu pas moins de quatre guitaristes et de trois claviéristes différents (ça fait du monde). Après divers remaniements, le lineup du groupe de Deathcore mélodique Grenoblois s’est finalement stabilisé en 2011 avec pas moins de six membres (!) : deux guitaristes, un claviériste, un bassiste, un batteur et un screamer. Mais, ayant eu l’occasion de les voir sur scène avant qu’ils ne se séparent, j’ai pu remarquer qu’ils avaient été rejoint par un second vocaliste qui s’occupait également de lancer des samples pendant les concerts, mais ce, après la sortie de leur EP (le dit membre n’est pas indiqué dans le personnel ayant participé à l’enregistrement). De ce live, j’ai le souvenir d’un groupe de Metalcore, avec tout ce qui définit le genre, c’est-à-dire un rythme martial, du scream, de la double pédale et des guitares (ou plutôt des guitaristes) qui en imposaient. Plusieurs membres étant sur le départ le groupe a splitté peu après ce concert, de peur qu’un nouveau changement de personnel dans la bande ne vienne corrompre l’identité du groupe. Mais trêve de bavardages, passons à la musique.

EP Omega

EP Omega

Alors autant le dire tout de suite, si vous n’êtes pas habitués aux mœurs de ce genre musical et que le scream vous incommode, vous écœure, ou vous fait tout simplement peur, passez votre chemin de suite, ce disque n’est pas fait pour vous. Mais alors pas du tout. Car c’est le seul type de vocalise que vous entendrez sur cet EP et, même si les hurlements sont exécutés de manière plus qu’honorable, on ne peut s’empêcher de penser que quelques parties de chant clair auraient apporté un peu de relief sur un disque finalement assez lisse. En effet car la première chose qui frappe à l’écoute d’Omega, c’est le son. Ayant vu le groupe jouer en live avant sa séparation, je m’attendais en premier lieu à une déflagration sonore, remplie de guitares légèrement crasseuses. Mais on s’aperçoit vite que les qualificatifs qui décrivent le mieux le son de ce disque seraient plutôt : « lisse », « propre » ou encore « précis ». Presque trop, car l’énergie dégagée lors des live est, de fait, en partie perdue, et c’est un peu dommage.
Pour remédier au problème, l’ensemble bénéficie d’une production assez léchée, qui met en valeur la musique plus que l’énergie qu’elle est sensée dégager. Les synthés sont ainsi très (trop ?) présents, imposent des ambiances malsaines (l’intro de la chanson titre) et lient entre elles des guitares efficaces («In The Forest») ou qui frappent l’auditeur façon uppercut («Insanity»). Les riffs se répondent dans un dialogue musclé, arbitré par une section rythmique impeccable. Les différentes chansons bénéficient de structures assez éloignées du classique (mais ô combien efficace) couplet/refrain. Tantôt avec bonheur comme sur le très bon «In The Forest», le meilleur morceau de l’EP, tantôt en perdant légèrement l’auditeur («Omega»), qui se rabat ainsi sur les solos, techniques et pourtant mélodieux, pour ne pas décrocher du disque.
La technique des musiciens est d’ailleurs le gros point fort du disque, parce que même pour un groupe de Metal, IronBlast en jette, que ce soit par les solos évoqués précédemment, par les fulgurances rythmiques de la seconde guitare et de la basse, ou encore par la force de frappe du batteur, qui adopte en même temps un jeu précis et véloce (l’intro de «Fearless» en est un bon exemple).

Unique témoignage discographique d’un groupe aujourd’hui disparu, Omega est donc un bon EP. Bon certes, mais perfectible, qui aurait gagné à avoir un son plus vrai et plus puissant. Quelques grands instants jalonnent ce disque prometteur, mais il n’y aura malheureusement pas de suite… Quoi qu’il en soit, soyez certains que Wonderland is a lie vous tiendra informé des projets artistiques futurs des anciens IronBlast, il parait d’ailleurs que quelque chose serait déjà en train de se préparer. Affaire à suivre.

Note : 3/5

– Dirty Alice

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