Articles Tagués ‘metal’

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Une fois en lisant GreNews, je suis tombé sur un article à propos d’IronBlast. Je ne me souviens plus de la teneur exacte, mais il me semble que c’était assez élogieux. Enfin bref, je sais que le Chapelier avait pour projet de les interviewer, mais cela ne s’est pas fait et ne se fera sans doute jamais car le groupe s’est séparé depuis peu. Comme avec Tobbaco Factory, une critique du disque by myself devait suivre. Mais puisque le groupe a désormais disparu, je me suis dit : «autant faire ça bien». Alors plutôt que de faire une simple critique du disque comme prévu à la base, je me suis décidé à parler un peu du groupe et de son historique. Pour réaliser cette chronique je me suis donc beaucoup documenté, via le Facebook du groupe (la base) et les témoignages de quelques personnes qui ont suivi ces metalleux de manière relativement assidue (je remercie au passage toutes les personnes qui m’ont fourni ces précieuses informations, elles se reconnaîtront). Je n’ai malheureusement pu obtenir aucune anecdote croustillante qui aurait pu rendre ce pavé plus drôle…

IronBlast, c’est une histoire longue de près de six ans qui commence en 2007 et se termine en 2013. Entre temps, un grand nombre de musiciens se sont succédés, et seules la section rythmique et la voix restent de la formation originelle. Au total il y a eu pas moins de quatre guitaristes et de trois claviéristes différents (ça fait du monde). Après divers remaniements, le lineup du groupe de Deathcore mélodique Grenoblois s’est finalement stabilisé en 2011 avec pas moins de six membres (!) : deux guitaristes, un claviériste, un bassiste, un batteur et un screamer. Mais, ayant eu l’occasion de les voir sur scène avant qu’ils ne se séparent, j’ai pu remarquer qu’ils avaient été rejoint par un second vocaliste qui s’occupait également de lancer des samples pendant les concerts, mais ce, après la sortie de leur EP (le dit membre n’est pas indiqué dans le personnel ayant participé à l’enregistrement). De ce live, j’ai le souvenir d’un groupe de Metalcore, avec tout ce qui définit le genre, c’est-à-dire un rythme martial, du scream, de la double pédale et des guitares (ou plutôt des guitaristes) qui en imposaient. Plusieurs membres étant sur le départ le groupe a splitté peu après ce concert, de peur qu’un nouveau changement de personnel dans la bande ne vienne corrompre l’identité du groupe. Mais trêve de bavardages, passons à la musique.

EP Omega

EP Omega

Alors autant le dire tout de suite, si vous n’êtes pas habitués aux mœurs de ce genre musical et que le scream vous incommode, vous écœure, ou vous fait tout simplement peur, passez votre chemin de suite, ce disque n’est pas fait pour vous. Mais alors pas du tout. Car c’est le seul type de vocalise que vous entendrez sur cet EP et, même si les hurlements sont exécutés de manière plus qu’honorable, on ne peut s’empêcher de penser que quelques parties de chant clair auraient apporté un peu de relief sur un disque finalement assez lisse. En effet car la première chose qui frappe à l’écoute d’Omega, c’est le son. Ayant vu le groupe jouer en live avant sa séparation, je m’attendais en premier lieu à une déflagration sonore, remplie de guitares légèrement crasseuses. Mais on s’aperçoit vite que les qualificatifs qui décrivent le mieux le son de ce disque seraient plutôt : « lisse », « propre » ou encore « précis ». Presque trop, car l’énergie dégagée lors des live est, de fait, en partie perdue, et c’est un peu dommage.
Pour remédier au problème, l’ensemble bénéficie d’une production assez léchée, qui met en valeur la musique plus que l’énergie qu’elle est sensée dégager. Les synthés sont ainsi très (trop ?) présents, imposent des ambiances malsaines (l’intro de la chanson titre) et lient entre elles des guitares efficaces («In The Forest») ou qui frappent l’auditeur façon uppercut («Insanity»). Les riffs se répondent dans un dialogue musclé, arbitré par une section rythmique impeccable. Les différentes chansons bénéficient de structures assez éloignées du classique (mais ô combien efficace) couplet/refrain. Tantôt avec bonheur comme sur le très bon «In The Forest», le meilleur morceau de l’EP, tantôt en perdant légèrement l’auditeur («Omega»), qui se rabat ainsi sur les solos, techniques et pourtant mélodieux, pour ne pas décrocher du disque.
La technique des musiciens est d’ailleurs le gros point fort du disque, parce que même pour un groupe de Metal, IronBlast en jette, que ce soit par les solos évoqués précédemment, par les fulgurances rythmiques de la seconde guitare et de la basse, ou encore par la force de frappe du batteur, qui adopte en même temps un jeu précis et véloce (l’intro de «Fearless» en est un bon exemple).

Unique témoignage discographique d’un groupe aujourd’hui disparu, Omega est donc un bon EP. Bon certes, mais perfectible, qui aurait gagné à avoir un son plus vrai et plus puissant. Quelques grands instants jalonnent ce disque prometteur, mais il n’y aura malheureusement pas de suite… Quoi qu’il en soit, soyez certains que Wonderland is a lie vous tiendra informé des projets artistiques futurs des anciens IronBlast, il parait d’ailleurs que quelque chose serait déjà en train de se préparer. Affaire à suivre.

Note : 3/5

– Dirty Alice

Facebook : https://www.facebook.com/Ironblastofficial?fref=ts

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Wonderland is a lie

Publié: 21 avril 2013 par Chapelier Rouge dans Général
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– Chapelier rouge